Le déjeuner qui révolte l'opposition municipale
Le combat ne cesse décidément jamais à Asnières. Depuis mardi, c'est un déjeuner partagé par Manuel Aeschlimann, le député-maire d'Asnières (UMP) avec un magistrat du tribunal administratif de Versailles, mardi au restaurant du conseil général, qui provoque l'émoi. Et même une véritable fronde de la part des opposants municipaux qui s'apprêtaient hier à solliciter Jacques Chirac en personne.
Dans un « appel au président de la République », les opposants, toutes tendances politiques confondues, lui demandent « d'intervenir afin que soit respecté le principe de séparation des pouvoirs, fondamentale pour les garanties du citoyen asniérois ».
« Ah, parce que je n'ai plus le droit de déjeuner avec un magistrat asniérois ? », s'indignait Manuel Aeschlimann hier soir. « La séparation des pouvoirs judiciaire et politique est un fondement de la République, et ce déjeuner peut le remettre en cause », s'insurge de son côté l'un des signataires de l'« appel au président de la République », le socialiste Sébastien Pietrasanta.
Les élus de l'opposition (PS, UMP, UDF, DVD) « s'interrogent sur le risque réel de partialité objective ». « Si le maire avait déjeuné seul avec ce magistrat, cela aurait pu être anodin, ajoute Francis Pourbaghere, l'ancien directeur de cabinet de Manuel Aeschlimann remercié voici quelques semaines et passé, depuis dans l'opposition. Mais avec la présence du directeur général des services et son adjoint, on ne me fera pas croire que ceci n'est pas en lien avec les affaires. »
« Tout cela devient hallucinant »
Rappelons que des dizaines de procédures de recours contre les délibérations du conseil municipal sont traitées par le tribunal administratif. Sans compter la contestation par Francis Pourbaghere de son propre licenciement, les recours contre le parking municipal, etc. « Tout cela devient hallucinant, commente Manuel Aeschlimann, mais ceci caractérise fort bien les méthodes de l'opposition asniéroise », qui, selon ce dernier, espionnerait littéralement le moindre de ses déplacements. Deux de ses détracteurs l'auraient « suivi » jusqu'à ce restaurant situé au dernier étage d'un bâtiment du conseil général, avant de le surprendre, avec ses convives, à la sortie du Ruban bleu. Tels des paparazzi, ces opposants auraient alors mitraillé le groupe de photos. « Nous avons déposé une main courante au commissariat », précise Manuel Aeschlimann.
Valérie Mahaut
Le combat ne cesse décidément jamais à Asnières. Depuis mardi, c'est un déjeuner partagé par Manuel Aeschlimann, le député-maire d'Asnières (UMP) avec un magistrat du tribunal administratif de Versailles, mardi au restaurant du conseil général, qui provoque l'émoi. Et même une véritable fronde de la part des opposants municipaux qui s'apprêtaient hier à solliciter Jacques Chirac en personne.
Dans un « appel au président de la République », les opposants, toutes tendances politiques confondues, lui demandent « d'intervenir afin que soit respecté le principe de séparation des pouvoirs, fondamentale pour les garanties du citoyen asniérois ».
« Ah, parce que je n'ai plus le droit de déjeuner avec un magistrat asniérois ? », s'indignait Manuel Aeschlimann hier soir. « La séparation des pouvoirs judiciaire et politique est un fondement de la République, et ce déjeuner peut le remettre en cause », s'insurge de son côté l'un des signataires de l'« appel au président de la République », le socialiste Sébastien Pietrasanta.
Les élus de l'opposition (PS, UMP, UDF, DVD) « s'interrogent sur le risque réel de partialité objective ». « Si le maire avait déjeuné seul avec ce magistrat, cela aurait pu être anodin, ajoute Francis Pourbaghere, l'ancien directeur de cabinet de Manuel Aeschlimann remercié voici quelques semaines et passé, depuis dans l'opposition. Mais avec la présence du directeur général des services et son adjoint, on ne me fera pas croire que ceci n'est pas en lien avec les affaires. »
« Tout cela devient hallucinant »
Rappelons que des dizaines de procédures de recours contre les délibérations du conseil municipal sont traitées par le tribunal administratif. Sans compter la contestation par Francis Pourbaghere de son propre licenciement, les recours contre le parking municipal, etc. « Tout cela devient hallucinant, commente Manuel Aeschlimann, mais ceci caractérise fort bien les méthodes de l'opposition asniéroise », qui, selon ce dernier, espionnerait littéralement le moindre de ses déplacements. Deux de ses détracteurs l'auraient « suivi » jusqu'à ce restaurant situé au dernier étage d'un bâtiment du conseil général, avant de le surprendre, avec ses convives, à la sortie du Ruban bleu. Tels des paparazzi, ces opposants auraient alors mitraillé le groupe de photos. « Nous avons déposé une main courante au commissariat », précise Manuel Aeschlimann.
Valérie Mahaut