Voici les extraits de mon intervention au conseil Municipal du 31 mars au sujet du budget de la ville:
" Monsieur le Maire
Votre budget ne répond pas à l'urgence sociale dans notre ville.
Votre budget ne répond pas ensuite à la fracture territoriale de notre ville.
Enfin votre budget ne répond pas aux besoins de la population d'Asnières.
Pourtant ce sont les 3 défis de la ville pour aujourd'hui et pour demain
Si votre augmentation d'impôt de 6 % permettait de répondre à ces 3 défis, nous n'y serions pas forcément opposés. Mais votre augmentation d'impôt sert une autre politique.
Pourtant, il y a tant à faire dans cette ville.
Pour l'urgence sociale, je dénonçais lors d'un précédent Conseil Municipal, la situation économique et sociale catastrophique d'un certain nombre de nos concitoyens. Situation aggravée par la politique de Monsieur Raffarin.
Il faut des mesures municipales en faveur de l'emploi. Je pense qu'il est temps qu'Asnières se dote d'une ANPE travaillant en étroite collaboration avec la Maison de l'emploi, de la Mission locale et du PLIE. Dans une ville de plus de 80 000 habitants, une agence ne serait pas un luxe.
Dans le domaine social, votre budget est dérisoire. Nous devons aider de manière importante les familles en difficulté. Pourquoi ne pas s'inspirer par exemple des actions de la Région : aide à la demi-pension, accompagnement social des personnes dépendantes, organiser l'insertion des publics en situation de précarité,...
Votre budget logement est un véritable scandale. Il est ridicule au regard des 3 000 demandeurs de logements sociaux.
Votre budget ne répond pas non plus à la fracture territoriale. Notre ville est morcelée. Nous soulignons quelques efforts entrepris pour tenter de rééquilibrer la ville. Mais nous sommes loin du compte. Il faut un plan ambitieux à la hauteur des enjeux. Les socialistes proposent un véritable plan Marshall de rattrapage pour les quartiers nord et les Grésillons. Trop longtemps délaissés, ce plan pluriannuel d'investissements permettrait de combler les retards en terme, d'espaces verts, de lieux de vie, d'infrastructures scolaires, culturels et sportifs. Il faut redonner à ces quartiers sa vitalité économique en permettant à des commerçants de proximité mais aussi à des entreprises de s'y implanter.
Enfin, ce budget ne répond pas aux attentes des habitants dans le domaine des équipements publics. Je ne prendrai qu'un exemple, celui des écoles. Elles sont saturées. Les rénovations des écoles existantes vont certes dans le bon sens mais ne permettront pas de désengorger suffisamment les écoles actuelles. Rappelons que l'école Bokanowski accueille en moyenne 32,8 élèves par classe et l'école Michelet 30,8 élèves. Ce n'est pas possible, ce n'est plus possible. Avec l'augmentation de la population, nous allons atteindre le stade critique. Comme pour la petite enfance, nous devons construire de nouvelles écoles.
Vous l'aurez bien compris, nous ne sommes pas là pour nous opposer systématiquement. Votre budget n'est pas le notre. Vos priorités ne sont pas les nôtres.
Nous ne voterons donc pas votre budget.
Alors épargnez-nous vos tracts dénonçant la gauche refusant de voter le budget pour les écoles, pour les crèches, pour le logement, les nouvelles infrastructures, les subventions aux associations. Nous ne sommes pas contre ! Nous trouvons qu'il n'y a pas assez !