Quarante-deux blogs en grève pour la liberté d'expression
La grève des blogueurs a été particulièrement bien suivie à Asnières et ailleurs...
Ce sont en effet plus d'une quarantaine de blogs toutes tendances politiques confondues qui ont suivi le mouvement initié par deux sites majeurs de la ville d'Asnières : asnierois.org et asnierois.free.
Pour défendre la liberté d'expression, les blogueurs, solidaires, ont décidé de fermer symboliquement leurs sites Internet en mettant un écran commun sur leur page d'accueil où l'on pouvait lire : « Les animateurs et les webmestres qui participent à cette première grève de l'Internet entendent condamner les atteintes répétées à la démocratie locale perpétrées par la majorité municipale du député-maire d'Asnières, Manuel Aeschlimann : confiscation des panneaux d'expression libre, censure des tribunes libres de l'opposition dans le journal municipal, harcèlement judiciaire à l'encontre des élus de l'opposition et des blogueurs. »
Unanimité des sites... moins deux
Les blogueurs ont voulu se mobiliser à l'occasion de la galette organisée samedi dernier par la section UMP d'Asnières-sur-Seine où le candidat UMP à la présidentielle, Nicolas Sarkozy, était attendu. Oui mais voilà, Nicolas Sarkozy n'est jamais venu. Dans une lettre datée de la veille de la manifestation au député maire UMP de la ville Manuel Aeschlimann, Nicolas Sarkozy explique que sa campagne le contraint à renoncer à sa venue. Et Manuel Aeschlimann, faute de recevoir le président, s'est senti dans l'obligation de faire connaître les motifs de son absence en mettant la lettre sur tous les sièges. « Le ministre de l'Intérieur n'a jamais réagi, le président du conseil général non plus et le président de l'UMP encore moins, souligne Philippe Petit, webmestre et opposant au maire. On voulait savoir cette fois si le candidat à la présidentielle allait condamner ces atteintes à la liberté d'expression. »
L'initiative n'a pas été bienvenue pour tous, sur vingt-deux sites asniérois, deux n'ont pas suivi le mouvement. L'opposant UMP Laurent Martin Saint Léon, qui vient de retrouver son mandat d'adjoint au maire d'Asnières par voie judiciaire, estime « qu'on est entré dans le temps de l'élection ; ce type d'organisation risque de nuire au candidat UMP et je ne le veux pas. »
Marisa Faion
La grève des blogueurs a été particulièrement bien suivie à Asnières et ailleurs...
Ce sont en effet plus d'une quarantaine de blogs toutes tendances politiques confondues qui ont suivi le mouvement initié par deux sites majeurs de la ville d'Asnières : asnierois.org et asnierois.free.
Pour défendre la liberté d'expression, les blogueurs, solidaires, ont décidé de fermer symboliquement leurs sites Internet en mettant un écran commun sur leur page d'accueil où l'on pouvait lire : « Les animateurs et les webmestres qui participent à cette première grève de l'Internet entendent condamner les atteintes répétées à la démocratie locale perpétrées par la majorité municipale du député-maire d'Asnières, Manuel Aeschlimann : confiscation des panneaux d'expression libre, censure des tribunes libres de l'opposition dans le journal municipal, harcèlement judiciaire à l'encontre des élus de l'opposition et des blogueurs. »
Unanimité des sites... moins deux
Les blogueurs ont voulu se mobiliser à l'occasion de la galette organisée samedi dernier par la section UMP d'Asnières-sur-Seine où le candidat UMP à la présidentielle, Nicolas Sarkozy, était attendu. Oui mais voilà, Nicolas Sarkozy n'est jamais venu. Dans une lettre datée de la veille de la manifestation au député maire UMP de la ville Manuel Aeschlimann, Nicolas Sarkozy explique que sa campagne le contraint à renoncer à sa venue. Et Manuel Aeschlimann, faute de recevoir le président, s'est senti dans l'obligation de faire connaître les motifs de son absence en mettant la lettre sur tous les sièges. « Le ministre de l'Intérieur n'a jamais réagi, le président du conseil général non plus et le président de l'UMP encore moins, souligne Philippe Petit, webmestre et opposant au maire. On voulait savoir cette fois si le candidat à la présidentielle allait condamner ces atteintes à la liberté d'expression. »
L'initiative n'a pas été bienvenue pour tous, sur vingt-deux sites asniérois, deux n'ont pas suivi le mouvement. L'opposant UMP Laurent Martin Saint Léon, qui vient de retrouver son mandat d'adjoint au maire d'Asnières par voie judiciaire, estime « qu'on est entré dans le temps de l'élection ; ce type d'organisation risque de nuire au candidat UMP et je ne le veux pas. »
Marisa Faion